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MagPolyaut2011
Magazine Poly | 2011-08-01 00:00:00
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    Magazine intégré de Polytechnique. Automne 2011 - Volume 8 - Numéro 2 Poste publications no de convention 41074519. POLY le magazine de l'école polytechnique La P re Caroline Boudoux, lauréate du prix « Chercheur étoile 2011 » du Rendez-vous du Savoir RECHERCHE Partenariats stratégiques GRand dossiER La formation à l'heure de l'internationalisation

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    POLY le magazine de l'école polytechnique Le magazine de l'École Polytechnique de Montréal Vol. 8, n o 2 - Automne 2011 Poly est publié deux fois l'an par la Direction des affaires institutionnelles et secrétariat général de l'École Polytechnique. Il est distribué gratuitement aux diplômés, aux membres du personnel, aux étudiants et aux partenaires de Polytechnique. tirage 26 000 exemplaires Édition Service des communications et du recrutement rédactrice en chef Chantal Cantin comité éditorial Carl-Éric Aubin, Chantal Cantin, Jean Choquette, Diane de Champlain, Catherine Florès, Lina Forest, Annie Touchette recherche et coordination Catherine Florès rédaction Catherine Florès, Tania Trottier- Pérusse révision Johanne Raymond Photos Yves Beaulieu (couverture), Normand Rajotte, Denis Bernier, Ferland Photo, Poly-Photo, Moviemento, École Polytechnique direction artistique et conception de la grille graphique Avion Rouge ont collaboré à ce numéro L ' Association des Diplômés de Polytechnique, le Bureau des relations internationales et la Direction de la recherche et de l'innovation de Polytechnique Le genre masculin est utilisé sans discrimination dans le seul but d'alléger le texte. ISSN 1712-3852 Reproduction autorisée avec mention de la source. aBonnEmEnt Gratuit : Magazine Poly École Polytechnique de Montréal Service des communications et du recrutement C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3A7 Tél. : 514 340-4915 communications@polymtl.ca SOMMAIRE 20 Articles 6 / EntrEtiEn Explorer l'imagerie mais casser les clichés : rencontre avec la P re Caroline Boudoux, prix « Chercheur Étoile 2011 » 8 / rEchErchE Miser sur les partenariats stratégiques pour soutenir l'innovation 12 / Grand dossiEr Rayonner pour mieux former : les enjeux de la mobilité internationale 18 / EnsEiGnEmEnt Pas de projet réussi sans phase d'avant-projet bien gérée 20/ VuE d'aillEurs L'ADP-Liban informe les nouveaux étudiants 21 / Point dE VuE Retour sur Fukushima : le P r Guy Marleau et le diplômé Alexandre Cooper commentent les effets de l'accident nucléaire survenu en mars dernier 24 / tÉmoiGnaGE Quand un stagiaire se prend au jeu 31/ hommaGE Hommage à un grand ingénieur et gestionnaire universitaire : Robert Louis Papineau Bulletins 6 8 12 27 / association dEs diPlômÉs dE PolytEchniquE 32 / Fondation dE PolytEchniquE 34 / aGEnda 21 31

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    hydroquebec.com/emplois SE RÉALISER CHEZ LE PLUS GRAND PRODUCTEUR D'ÉNERGIE PROPRE EN AMÉRIQUE DU NORD ? C'EST POSSIBLE, EN TRAVAILLANT À HYDRO-QUÉBEC. Choisir Hydro-Québec, c'est choisir un monde de possibilités qui fait place à vos talents et à vos passions. Des valeurs qui vous rejoignent. Des projets d'envergure. Une grande entreprise à dimension humaine. Postulez dès aujourd'hui et prenez part au façonnement d'un avenir durable.

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    ÉDITORIAL Un grand pas vers un campus plus vert Polytechnique est une pépinière de projets. En septembre 2011, nous avons été le premier établissement universitaire montréalais à obtenir la certification campus durable de la coalition Jeunesse sierra, une organisation sans but lucratif qui reconnaît publiquement les efforts des universités en matière de développement durable. rappelons que Polytechnique a été le premier établissement universitaire canadien, avec la construction de ses pavillons lassonde, à obtenir en 2005 la certification lEEd or du US Green Building. Notre établissement a connu une hausse de ses inscriptions de 3,8 % au trimestre d'automne 2011. Globalement, les universités du Québec ont enregistré une augmentation de 2,7 %, selon les données émises par la CREPUQ. Polytechnique compte 6946 étudiants. Le nombre d'étudiants au premier cycle a connu une hausse de 4,8 %, passant de 5022 en 2010 à 5265 en 2011. Au doctorat, le nombre d'étudiants est passé de 604 à 625, une augmentation de 3,5 %. Cette hausse de nos inscriptions au doctorat fait partie de nos priorités. La réputation de nos professeurs est un des premiers facteurs d'attraction des futurs doctorants et des étudiants internationaux. À cet égard, Polytechnique entend intensifier ses relations avec des établissements de génie à l'international, pour le plus grand bénéfice des étudiants. Pour plus de détails, consultez l'article Rayonner pour mieux former en pages 12-13. Parlant de rayonnement, la P re Caroline Boudoux, professeure au Département de génie physique, a reçu le prix « Chercheur étoile » décerné par le Rendez-vous du Savoir 2011, dans le cadre du concours « Ça mérite d'être reconnu! ». Découvrez sa passion, pages 6-7. Au printemps 2011, Polytechnique a créé un Bureau des partenariats, qui mise sur les partenariats stratégiques pour soutenir l'innovation. M. Augustin Brais nous a accordé une entrevue que vous trouverez en pages 8-11. Finalement, je réitère mes remerciements à tous nos annonceurs qui contribuent, par le biais de leur présence publicitaire, à la diffusion du magazine POLY. Un merci spécial à la coordonnatrice du magazine, M me Catherine Florès, et à toutes les personnes interviewées. Votre apport est très apprécié. Chantal Cantin ---rédactrice en chef CERT I F IC AT I ON C a m p u s d u r a b l e

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    EnTRETIEn Explorer l'imagerie mais casser les clichés Rencontre avec la Pre Caroline Boudoux, lauréate du prix « Chercheur Étoile » décerné par le Rendezvous du Savoir 2011. Par Catherine Florès Des étoiles, Caroline Boudoux, professeure au Département de génie physique, en a plein les yeux lorsqu'elle parle des travaux qu'elle mène avec son équipe au Laboratoire d'optique diagnostique et d'imagerie. Cela vous fait quel effet, d'être lauréate du prix « Chercheur Étoile », destiné à mieux faire connaître au grand public les travaux des chercheurs d'ici? Tout d'abord, je tiens à dire que ce prix revient autant à mon équipe d'étudiants exceptionnels qu'à moi. Cela fait plaisir de recevoir un tel prix, mais au-delà, j'y vois une belle tribune pour informer le public de l'utilisation des deniers attribués à la recherche. J'aimerais faire prendre conscience aux gens que la recherche qui s'effectue au Québec se compare tout à fait à celle qui se fait dans le reste du monde. Pensez-vous que les chercheurs manquent de tribunes? Je pense qu'il y a une amélioration très nette depuis ces dernières années. Il est rare aujourd'hui pour un média de ne pas avoir une rubrique ou des capsules scientifiques. Le public est avide de savoir et il est de plus en plus éduqué. Nous, scientifiques, avons la responsabilité d'aller à sa rencontre, de saisir les occasions de vulgariser nos travaux et de partager notre passion pour la recherche. Justement, la vôtre, d'où vous la tenez-vous? J'ai été plongée dans l'univers scientifique dès mon enfance. De mon père, ingénieur forestier, et de ma mère, pharmacienne de formation, j'ai hérité un vif intérêt autant pour le domaine des mathématiques que pour celui de la santé, au point de me sentir tiraillée entre les deux. Mais une chose était claire : je voulais avoir un impact direct sur la société. J'ai finalement opté pour un baccalauréat en génie physique, qui comblait mon goût pour les mathématiques. Mais mon attirance pour les sciences médicales m'a rattrapée au bout des premiers mois du baccalauréat. Un stage à l'Unité d'imagerie par résonance magnétique d'intervention (IRMi) de l'Hôpital Saint-François d'Assise, aux côtés du D r Christian Moisan, a tracé ma voie. Le D r Moisan m'a beaucoup inspirée. Il m'a aidée à réaliser qu'il était possible de dépasser les frontières de mon champ d'études. Je suis parvenue à demeurer dans l'univers de l'imagerie médicale en poursuivant mes études, en génie nucléaire au MIT, et à la Harvard Medical School (HMS). J'y ai appris à dialoguer avec des médecins et à apporter ma perspective de physicienne aux questions qui préoccupent les cliniciens.

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    Et cette passion, de quelle façon cherchez-vous à la transmettre? Je ne cherche pas à défendre l'idée que le métier de chercheur en génie est le seul valable, mais j'essaie de montrer combien ce métier donne un grand sens de l'accomplissement, et aussi que l'ingénieur peut avoir un impact positif sur la vie des gens, grâce à son approche différente des sciences médicales. Je cherche aussi à casser l'image intimidante ou hermétique des chercheurs en génie physique, en montrant que nous sommes accessibles et que nos activités sont tournées vers la société. Nous vivons sur la même planète que le commun des mortels; Et non, il n'est pas nécessaire d'avoir vu tous les épisodes de Star Trek et de parler le klingon pour s'épanouir en génie physique! Quel but poursuivez-vous en tant que chercheuse? Faire évoluer la pratique de la médecine, grâce à des technologies d'imagerie les moins invasives possible permettant de déceler des pathologies à un stade précoce. Avec mon équipe, nous travaillons au développement d'outils de visualisation médicale, en utilisant l'une ou l'autre de ces technologies : l'endoscopie miniature, l'endomicroscopie, qui permet la visualisation de cellules in vivo, et la microscopie non linéaire. Par exemple, à l'aide de nouvelles fibres optiques, nous développons un endoscope miniature qui pourra être glissé à travers une simple aiguille pour visualiser à terme des organes internes en 3D. Certains de nos travaux de recherche s'intéressent à la tomographie par cohérence optique, et nos prototypes font actuellement l'objet d'essais cliniques en orthopédie, au CHU Sainte-Justine, et au Département de laryngologie de l'École de médecine de l'Université Harvard. Avec des instruments de visualisation moins coûteux, légers, voire portatifs, et dont l'emploi ne nécessite pas d'intervention comme la biopsie, nous pouvons espérer augmenter la qualité des soins de santé sans faire exploser les coûts. après avoir connu le MiT et Harvard, comment a répondu Polytechnique à vos aspirations? J'ai découvert un environnement exceptionnel. Il est rare pour un chercheur d'avoir accès aussi facilement à autant de technologies, d'équipements de pointe et d'expertises. Le potentiel de collaborations à Polytechnique et à Montréal est fantastique. Je me sens à Polytechnique comme un enfant dans un magasin de bonbons! Les fibres optiques, les MEMS... depuis mon arrivée en 2007, je n'ai pas encore eu le temps « il n'Est Pas nÉcEssairE d'aVoir Vu tous lEs ÉPisodEs dE star trEk Et dE ParlEr lE klinGon Pour s'ÉPanouir En GÉniE PhysiquE! » d'explorer le dixième de ce qui pourrait enrichir l'optique biomédicale. il faut souvent de nombreuses années pour voir une application être adoptée en milieu hospitalier. n'est-ce pas un facteur de découragement pour vos étudiants? En fait, l'horizon de nos projets est de un à quinze ans, selon la technologie développée. Je peux donc proposer à mes étudiants des projets en fonction de leur personnalité. Tous ont le même degré de motivation, mais pas les mêmes envies. Si certains veulent des résultats rapides, d'autres ne sont pas rebutés par l'idée de recueillir des fruits à long terme. Ces différences entre les étudiants doit rendre votre équipe intéressante! Absolument. D'autant plus qu'ils proviennent de divers horizons. Notre laboratoire attire des talents étrangers, notamment des boursiers venant de France, de Suisse ou d'Inde. Nous avons aussi des étudiants dont les projets font l'objet d'une cosupervision avec des centres de recherche du Canada anglais ou de Boston. Tout cela favorise les collaborations et les échanges. Notre laboratoire, c'est un bouillon d'idées scientifiques en constante ébullition! / Poly ---Automne 2011 6-7

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    RECHERCHE Miser sur les partenariats stratégiques pour soutenir l'innovation Augustin Brais, directeur associé à la recherche et l'innovation et responsable des partenariats, évoque l'émergence du nouveau visage des partenariats de recherche à l'École Polytechnique, qui se concrétise par la création d'un Bureau des partenariats. Par Catherine Florès « un chanGEmEnt dE culturE, qui dEmandE un EsPrit VisionnairE » Un changement de culture « Polytechnique a toujours accordé beaucoup d'importance au développement de ses relations avec le milieu industriel. Longtemps, les partenariats de recherche ont surtout été le fruit d'une relation individuelle entre un chercheur et une entreprise, la plupart du temps sous forme de mandats de R-D. Ces dernières années, nous avons ajouté un nouveau cap stratégique, en mettant en place un modèle de partenariat. Soutenu par une vision à long terme et une approche plus horizontale, ce modèle rallie diverses expertises autour de grands projets, tout en intégrant les dimensions de formation de personnel hautement qualifié, d'avancées en recherche et de développement de nos infrastructures », rapporte Augustin Brais. « Ce décloisonnement renforce nos capacités d'innovation, car il permet d'apporter des perspectives différentes pour résoudre des problématiques », croit M. Brais. De même que plusieurs chercheurs dans des domaines différents peuvent collaborer au même projet, il est également possible que celui-ci réunisse des entreprises de secteurs très différents, mais partageant des intérêts pour une même technologie. « C'est un changement de culture, qui demande un esprit visionnaire, tant du côté de l'université et de ses chercheurs que de l'entreprise. S'engager dans un tel type de partenariat demande d'éviter de penser en silo et de renoncer à des réflexes individualistes », affirme M. Brais. Celuici témoigne avoir assisté à des échanges passionnants entre divers représentants d'entreprises invités par Polytechnique dans le but de discuter de leurs défis. « Ils évoluent dans des secteurs ayant à priori peu en commun, mais une fois incités à échanger, ils se découvrent des préoccupations très similaires. » Les organismes publics subventionnaires et les décideurs publics voient d'un œil favorable l'émergence de ces partenariats propices aux synergies, qui stimulent l'innovation dans l'industrie canadienne tout en renforçant l'efficience des investissements publics en recherche.

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    Des projets d'envergure aux retombées multiples : l'exemple du partenariat avec Safran La collaboration d'équipes de recherche multidisciplinaires et d'entreprises multisectorielles vise notamment la création de chaires de recherche industrielles. Celles-ci favorisent à long terme un développement de connaissances fondamentales, puis de découvertes technologiques, et finalement l'application de ces dernières en résultats industriels. Au sein de ces chaires, les étudiants se voient exposés, avec la collaboration des industriels, à toute une variété de problématiques, une valeur ajoutée à leur formation. C'est donc un personnel hautement qualifié qui sera formé, dont l'expertise soutiendra rapidement les entreprises locales et internationales. « Un autre aspect intéressant de nos nouvelles alliances industrielles, ajoute M. Brais, est qu'elles peuvent inclure des technologies existantes et des entreprises dérivées, issues des recherches de nos chercheurs. » Le contrat de collaboration et de transfert technologique signé l'an dernier avec le groupe international de haute technologie Safran est emblématique de la vision stratégique qui sous-tend les grands partenariats. « L'équipementier Safran est présent dans les domaines de l'aérospatiale, de la défense et de la sécurité. Notre relation avec Safran a commencé grâce à une série de travaux sur la simulation du procédé RTM et la caractérisation des composites, réalisés par Polytechnique depuis 1993 avec Snecma, une filiale du groupe », explique Augustin Brais. « Les professeurs Eduardo Ruiz et François Trochu ont développé une expertise et des technologies d'un grand intérêt industriel pour le gain de temps qu'elles offrent dans l'utilisation des résines et pour la qualité des pièces obtenues. » C'est notamment le procédé Polyflex (breveté par Univalor) qui a retenu l'attention de Safran. Celui-ci permet, pour certaines catégories de pièces, la modélisation et l'optimisation de l'injection de résine hors autoclave, à une fraction du coût, beaucoup plus rapidement et avec une qualité de pièce exceptionnelle, en comparaison de l'injection en moule rigide.» L'accord avec Safran porte sur un montant global de plusieurs millions de dollars, financé par le Canada et par Safran pour une durée de 7 ans renouvelable, et prévoit la création de deux chaires industrielles, l'octroi d'une licence d'utilisation de Polyflex et de plusieurs contrats de R-D. Les premières applications de cette technologie pour Safran visent des pièces de moteur et des éléments structuraux associés aux moteurs. On s'attend à plusieurs millions de dollars canadiens de retombées dans l'économie au cours des prochaines années. « Mais les possibilités de collaborations avec le géant Safran dépassent largement l'envergure de cette seule application du procédé d'injection de résine », rapporte Augustin Brais, « notre partenariat peut donner naissance à des projets technologiques dans des domaines aussi variés que les traitements de surface, l'avionique ou la biométrie. Plusieurs de nos équipes de chercheurs de différents départements auront l'occasion d'y collaborer. Ce type de partenariat représentait une première chez Safran. Nous espérons qu'il devienne pour eux un modèle. » Une stratégie qui s'appuie sur la complémentarité : le cas du GRSTB Domaine relativement récent, le génie biomédical a connu un fort succès à Polytechnique au cours de ces dernières décennies. Créé en 2004 sous l'impulsion des professeurs Carl-Éric Aubin (biomécanique) et Michael Buschmann (génie tissulaire), le Groupe de recherche en science et technologies biomédicales (GRSTB) est un parfait exemple de synergie et de collaboration interdisciplinaire fructueuse. augustin Brais, directeur associé à la recherche et l'innovation et responsable des partenariats

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    RECHERCHE Le P r Sylvain Martel, et ses étudiants du Laboratoire de nanorobotique. la comPrÉhEnsion dEs dÉFis dEs EntrEPrisEs, c'Est dans l'adn dE PolytEchniquE! Regroupant une trentaine de chercheurs (notamment des ingénieurs et des médecins) de l'École Polytechnique, de l'Université de Montréal et des centres de recherche des hôpitaux affiliés à cette dernière, le GRSTB s'est doté d'une structure de financement et de gestion très efficace. Fort d'une stratégie de partenariats avec des entreprises des secteurs des biotechnologies ou de l'instrumentation médicale, le GRSTB a favorisé la mise sur pied d'infrastructures d'envergure et le développement de technologies remarquablement innovatrices. Les illustrations de la réussite du GRSTB ne manquent pas. On peut mentionner, par exemple, les projets de recherche de l'équipe du Laboratoire de nanorobotique dirigé par le P r Sylvain Martel. Le guidage électromagnétique d'un microdispositif dans une artère carotide in vivo, la construction d'une micropyramide par le contrôle d'une colonie de bactéries magnétotactiques, le guidage de micro-transporteurs dans la microvasculature du foie d'un lapin sont des exploits qui ont un retentissement mondial. Ces recherches ont fait l'objet de demandes de brevets et des ententes de partenariat sont en négociations avec des intervenants majeurs du milieu industriel et biomédical. Notamment, le P r Martel a obtenu une subvention de 1,9 M$ du Le P r Michael Buschmann, directeur du GRSTB, et la P re Caroline Hoemann. Consortium québécois pour la découverte du médicament (CQDM). Autre exemple, les travaux en biomécanique et imagerie biomédicale menés par le P r Carl-Éric Aubin et son équipe de la Chaire industrielle CRSNG/Medtronic en biomécanique de la colonne vertébrale, en collaboration avec le CHU Sainte- Justine. En plus des retombées en recherche évaluées à plusieurs millions de dollars, cette chaire participe concrètement à l'amélioration des techniques diagnostiques et chirurgicales au niveau clinique. Au point que le CHU Sainte- Justine est dorénavant considéré comme l'un des meilleurs centres au monde en matière de traitement des scolioses de la colonne vertébrale. « Nos chercheurs ont accompli un vrai travail de pionniers dans le développement de partenariats dans le secteur biomédical », souligne Augustin Brais, car celui-ci est plus difficile que d'autres secteurs industriels par certains de ses aspects. En particulier, les délais entre le développement d'un procédé ou d'une technologie et leur application dans les traitements des patients sont très longs. Les processus sont également très coûteux pour les entreprises. » C'est justement dans le but d'accélérer le développement et le transfert des technologies médicales aux utilisateurs

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