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Magazine Poly | 2012-09-01 00:00:00
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    PolY recherche / nouvelle chaire multisectorielle en revêtements et en inGénierie des couches minces Poste publications n o de convention 41074519. Grand dossier / Des machines et Des hommes LE MAGAZINE DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL enseiGnement / Former la AUTOMNE 2012 VOLUME 9 NUMÉRO 3 nouvelle génération D'ingénieurs et De chercheurs en sciences De la santé

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    LE RÉGIME ENREGISTRÉ D'ÉPARGNE-ÉTUDES UN INVESTISSEMENT DANS L'AVENIR Pourquoi le REEE FÉRIQUE est la solution la plus avantageuse pour les ingénieurs et diplômés en génie ? * Accès à toutes les subventions gouvernementales, qui peuvent atteindre jusqu'à 30 % de vos cotisations. * Possibilité de récupérer les subventions inutilisées en transférant chez nous votre REEE existant. * Frais de gestion minimes, aucuns frais de transaction, d'administration ni de cotisation. * Rendements concurrentiels. * Politique d'investissement responsable. Consultez notre centre d'information REEE au www.reeeferique.com Les Fonds FÉRIQUE: il y a un peu de génie là-dedans. 1-800-291-0337 Les cotisations au REEE donnent droit à une subvention fédérale (Subvention canadienne pour l'épargne-études, ou SCEE) équivalant à 20 % du montant cotisé, jusqu'à concurrence de 500 $ par année et d'un plafond à vie de 7 200 $. Les résidents du Québec ont, de plus, accès à une subvention du gouvernement du Québec (l'Incitatif québécois à l'épargne-études, ou IQEE) équivalant à 10 % du montant cotisé, jusqu'à concurrence de 250 $ par année et d'un plafond à vie de 3 600 $. Un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des frais de gestion et d'autres frais. Les ratios de frais de gestion varient d'une année à l'autre. Veuillez lire le prospectus avant d'effectuer un placement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc., à titre de Placeur principal, et par Services d'investissement FÉRIQUE. Les Fonds FÉRIQUE payent des frais de gestion à Gestion FÉRIQUE lui permettant d'assumer les frais de conseillers en valeurs, de mise en marché et de distribution des Fonds FÉRIQUE ainsi que les frais d'administration du gérant des Fonds FÉRIQUE. Chaque Fonds FÉRIQUE assume ses propres frais d'exploitation. Les Fonds FÉRIQUE sont sans commission lorsqu'un porteur de parts souscrit par l'entremise de Placements Banque Nationale inc. ou de Services d'investissement FÉRIQUE; certains frais de courtage pourraient toutefois être exigibles si la souscription se fait par l'entremise d'un courtier indépendant. 5972 C FÉRIQUE Publicité REEE_Poly_6.indd 1 Pantone 533 C Pantone 645 C 12-09-18 15:50

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    PolY le magaZine De PolYtechniQue montréal Vol. 9, n° 3 - Automne 2012 Poly est publié trois fois par an par la Direction des affaires institutionnelles et secrétariat général de Polytechnique. Il est distribué gratuitement aux diplômés, aux membres du personnel, aux étudiants et aux partenaires de Polytechnique. Tirage 26 000 exemplaires Édition Service des communications et du recrutement Rédactrice en chef Chantal Cantin Comité éditorial Carl-Éric Aubin, Valérie Bélisle, Chantal Cantin, Jean Choquette, Diane de Champlain, Hélène Bénéteau de Laprairie, Catherine Florès, Lina Forest, Annie Touchette Recherche et coordination Catherine Florès Rédaction Catherine Florès, Stéphanie Oscarson, Valérie Bélisle Révision Johanne Raymond Stéphane Batigne Photos Yves Beaulieu (couverture), Denis Bernier, Poly-Photo, Polytechnique Montréal, Normand Rajotte Direction artistique et conception de la grille graphique Avion Rouge Ont collaboré à ce numéro L'Association des Diplômés de Polytechnique, la Fondation de Polytechnique et la Direction de la recherche et de l'innovation de Polytechnique Le genre masculin est utilisé sans discrimination dans le seul but d'alléger le texte. ISSN 1712-3852 Reproduction autorisée avec mention de la source. Abonnement gratuit : Magazine Poly Polytechnique Montréal Service des communications et du recrutement C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3A7 Tél. : 514 340-4915 communications@polymtl.ca CERT I F IC AT I ON C a m p u s d u r a b l e ARTICLES 6 12 14 16 17 20 22 TRACEZ 24 BULLETIN PRINTEMPS 2012 VOLUME 9 NUMÉRO 2 sommaire Grand dossier Des ordinateurs qui nous comprennent de mieux en mieux Point de vue Regards croisés de générations entrevue Le défi du professeur Polynume : et si on s'amusait avec les maths? Pleins feux sur la relève Une plate-forme Web pour diffuser son travail scientifique recherche 17 Entre l'université et l'industrie : une convergence d'intérêts, pas de missions 18 Recherche sur les revêtements fonctionnels : effet dopant sur les performances des produits enseiGnement Former une nouvelle génération d'ingénieurs et de chercheurs en génie biomédical carrefour Perfectionnement PolYtechniQue montréal La formation continue devient un Carrefour VOTRE AVENIR staGes Donner la chance à un étudiant de faire un stage à l'international 26 / Association des Diplômés de Polytechnique 30 / Fondation de Polytechnique 32 / Ça bouge à Poly 34 / Agenda

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    UN RÉSEAU SUR MESURE QUI ENRICHIT VOTRE QUALITÉ DE VIE Diplômés en génie, adhérez dès aujourd'hui En vous inscrivant au Réseau des ingénieurs du Québec, vous bénéficierez d'une vaste gamme de services et d'avantages bâtis pour répondre à vos besoins : outils de gestion de carrière, programmes de formation, babillard d'emplois, rabais et privilèges (assurances, téléphones cellulaires, immobilier, voyages, etc.) et bien plus. Adhérez sans tarder pour profiter de nombreux privilèges! reseauIQ.qc.ca

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    éditorial En collaborant avec des entreprises ayant des besoins aussi différents les uns des autres, nous assurons un meilleur avenir économique. REGARD SUR NOS COLLABORATIONS INDUSTRIELLES Lors du prochain Sommet sur l'enseignement supérieur, orchestré par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, une question sera sans doute soulevée, celle des partenariats entre les universités et les entreprises. En septembre, nous avons inauguré à Polytechnique notre plus importante chaire de recherche industrielle et la deuxième en importance pour la recherche en génie au Canada : la Chaire en revêtements et en ingénierie des surfaces, dirigée par le P r Ludvik Martinu. Sept partenaires industriels aussi diversifiés qu'imposants se sont associés aux activités de cette nouvelle chaire : Essilor, Guardian Industries, JDS Uniphase, Hydro-Québec, Pratt & Whitney Canada, Velan Inc. et l'Agence spatiale canadienne. À lire en page 18. En collaborant avec des entreprises ayant des besoins aussi différents les uns des autres, nous assurons un meilleur avenir économique. Nos étudiants acquièrent une expérience pratique considérable en effectuant de la recherche sur des problématiques précises et des technologies d'avant-garde. Ils améliorent ainsi leurs compétences et leurs connaissances et alimentent leur sens de l'innovation. Ces collaborations sont parfois critiquées, c'est vrai. Et pourtant dans un contexte où les investissements publics sont limités, les revenus générés par de telles associations permettent aux universités de mieux répondre à leur mission d'enseignement et de recherche. Mais celles-ci doivent respecter, cela va de soi, certaines règles axées sur la prudence et la rigueur. Pour atteindre le plein potentiel en matière d'innovation et de productivité, nous devons soutenir les investissements accordés aux mécanismes d'appui à la collaboration entre les universités et les entreprises pour stimuler la recherche et l'innovation dans l'ensemble de notre économie. M. Gilles Savard, directeur de la recherche et de l'innovation, rapporte comment Polytechnique, forte de sa longue expérience dans les partenariats université/entreprises, s'emploie à respecter les missions respectives de chacun. Rendez-vous à la page 17. Quand la machine se met à comprendre l'humain... Dans ce numéro, notre grand dossier traite de l'interface entre l'humain et l'ordinateur et démontre que celle-ci doit aussi être porteuse de sens et d'émotion. Une évolution plutôt rassurante. À découvrir en page 6. À tous nos partenaires présents dans ce numéro, un gros merci, votre apport est précieux. Bonne lecture ! Chantal Cantin Rédactrice en chef

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    Grand dossier « On a compris que l'interface entre l'humain et l'ordinateur doit aussi être porteuse de sens et d'émotion. » Les recherches en interaction humain-machine (IHM) bouleversent le rapport entre les humains et leurs ordinateurs, en adaptant ceux-ci aux capacités physiques, cognitives et sociales des utilisateurs. Des équipes de Polytechnique participent à cette révolution. P r Jean-marc robert des ordinateurs Qui nous comPrennent de mieux en mieux PAR CATHERINE FLORèS l'émotion humaine, une donnée comme une autre Passionné par son jeu vidéo, le joueur en oublie les électrodes qui hérissent son crâne, le reliant à son ordinateur. Il faut dire que c'est une faible contrainte en échange de la qualité d'interaction exceptionnelle que lui offre son système, capable de repérer un accès de fatigue, de confusion ou d'excitation, et d'adapter l'action du jeu de façon appropriée. Ce joueur, c'est peut-être vous, demain, dans 6 PolY / Automne 2012 / Volume 9 / Numéro 3 votre salon. C'est, du moins, ce dont est convaincu Ferdinand Ephrem, étudiant au doctorat sous la direction du P r Jean-Marc Robert au Département de mathématiques et de génie industriel (MAGI). L'étudiant se penche sur l'utilisation des informations cognitives et émotionnelles, comme la détection de la fatigue et de la confusion chez un utilisateur, pour améliorer l'interaction humain- ordinateur. Son projet de doctorat, qu'il soumettra cet automne à l'obtention d'une bourse, portera sur la détection de l'état mental et son utilisation dans le développement de jeux vidéo. « En travaillant au cours de ma maîtrise avec les interfaces affectives, j'ai été amené à m'intéresser à la technologie de détection des interfaces cérébrales. Il est passionnant de penser à l'étendue des applications possibles ! » rapporte Ferdinand. Selon lui, les ferdinand ePhrem, ÉTUDIANT AU DOCTORAT DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES ET DE GÉNIE INDUSTRIEL

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    applications ludiques de cette technologie vont contribuer grandement à la faire accepter par le grand public, d'autant plus qu'elle sera plus transparente, le paquet d'électrodes d'aujourd'hui étant voué à être remplacé par un casque discret, voire un système de détection sans fil. Sans doute est-il troublant de penser qu'une machine puisse avoir la faculté de détecter nos émotions, mais c'est grâce à cette propriété qu'elle sera mieux en mesure de nous aider à accomplir nos tâches. de l'utilisabilité à l'exPérience utilisateur « Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme », affirme le P r Jean-Marc Robert, spécialiste des interactions humainordinateur. « Pendant longtemps, les outils informatiques ont eu pour fonction de traiter des données structurées, objectives. Les chercheurs en IHM (interaction hommemachine) se consacraient essentiellement à augmenter l'utilisabilité des interfaces. Or, les humains sont confrontés en permanence à des données de nature subjective, et les émotions en font partie. Le développement de systèmes capables de traiter ce type de données complexes va rendre les interactions entre les humains et leurs machines de plus en plus étroites, efficaces et satisfaisantes. On a compris que l'interface entre l'humain et l'ordinateur doit aussi être porteuse de sens et d'émotion. Pour les concepteurs des interfaces s'est alors ouvert un vaste champ multidisciplinaire à explorer : celui de l'ergonomie cognitive. Cette nouvelle approche s'accompagne d'un défi de taille : pouvoir évaluer l'expérience de l'utilisateur. » Le développement d'un outil d'évaluation de l'expérience utilisateur avec les systèmes interactifs fait l'objet d'un des projets du chercheur. C'est un projet subventionné par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie. « Dans une étude, nous avons constitué un échantillon d'une centaine de Sans doute est-il troublant de penser qu'une machine puisse avoir la faculté de détecter nos émotions, mais c'est grâce à cette propriété qu'elle sera mieux en mesure de nous aider à accomplir nos tâches. Automne 2012 / Volume 9 / Numéro 3 / PolY 7 >>>

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    Grand dossier DES ORDINATEURS QUI NOUS COMPRENNENT DE MIEUX EN MIEUX personnes d'origines et de milieux différents et nous leur avons demandé de narrer une expérience positive qu'elles avaient vécue avec un produit interactif, ainsi qu'une expérience négative vécue avec le même produit ou un autre. À partir de leurs témoignages, nous avons déterminé les éléments faisant que l'expérience est positive ou négative. Pour cette évaluation, différentes dimensions sont à prendre en compte : du côté du système, il y a la fonctionnalité, l'utilisabilité et la fiabilité ; du côté de l'utilisateur, il y a les dimensions physique (ex. : je dois faire beau- coup d'efforts), perceptive (ex. : j'apprécie la beauté du produit), cognitive (ex. : j'apprends quelque chose, je me développe), sociale (ex. : j'interagis avec mes amis tout en utilisant le système) et psychologique (ex. : j'ai beaucoup de plaisir à utiliser le système). L'intérêt d'un 8 PolY / Automne 2012 / Volume 9 / Numéro 3 tel outil est très grand pour les concepteurs d'objets interactifs, qui seront mieux en mesure de comprendre ce que les utilisateurs apprécient ou n'apprécient pas dans le produit qu'ils ont entre les mains, d'apporter des améliorations s'il y a lieu, et de maximiser les chances de succès de leurs produits. l'erGonomie coGnitive au service des Pilotes d'avion... Sous la direction du P r Robert, Philippe Doyon consacre son projet de doctorat à une application de l'ergonomie cognitive dans le domaine de l'aviation. En collaboration avec Bombardier Aéronautique, qui l'a intégré dans son équipe Facteurs humains, il étudie les meilleures façons de présenter les informations sur les écrans des cabines de pilotage. « Le pilote et le copilote sont aux prises avec une complexité qui augmente avec le temps : ils doivent gérer les informations sur le plan de vol, les communications avec les tours de contrôle, etc., qui toutes apparaissent sur leurs écrans. « Pour une question de sécurité, les autorités exigent dorénavant des constructeurs que ceux-ci minimisent l'encombrement visuel sur les écrans. Mais comment quantifier cet encombrement ? Et comment hiérarchiser les informations qui sont données par ces écrans, quand on sait que certaines tâches de vol sont plus sensibles à l'encombrement que d'autres ? C'est à de telles questions que mon projet tente de répondre », explique l'étudiant. Pr Jean-marc robert, DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES ET DE GÉNIE INDUSTRIEL Celui-ci mesure la performance de l'utilisateur dans l'accomplissement de ses tâches en fonction des informations présentées à l'écran et de leur encombrement. Pour cela, il fait appel à des filtres, et les algorithmes analysent l'écran en reproduisant le fonctionnement des cellules de l'œil. « Sont pris en compte la variabilité entre les images, le nombre de couleurs, le contraste, ainsi que la saturation de la capacité visuelle. Mon projet a recours à l'évaluation de la performance et de la satisfaction humaine, en faisant des tests en simulateurs avec des pilotes. Un autre défi se pose alors : leur présenter une qualité d'interface répondant à leurs attentes. » ... ou au service des éParGnants Étudiant à la maîtrise dirigé par le P r Robert, Matthieu Rodrigue développe un outil

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    « Du côté du système, il y a la fonctionnalité, l'utilisabilité et la fiabilité ; du côté de l'utilisateur, il y a les dimensions physique, perceptive, cognitive, sociale et psychologique. » d'information et d'aide à la décision pour les finances personnelles. « Le langage des banques est hermétique et leurs offres de produits d'épargne sont difficiles à comparer pour des non-spécialistes, sans compter que ceux-ci manquent de temps pour le faire. Mon projet vise à mettre sur pied une base de données permettant l'analyse des différents produits financiers en fonction d'une liste de critères. À partir d'un questionnaire permettant d'identifier le profil de l'épargnant et ses objectifs, le système présentera à celui-ci les produits bancaires répondant le mieux à ses besoins, en toute neutralité envers les institutions finan- cières », explique Matthieu. Le projet présente un aspect éducatif, en prévoyant de fournir en ligne, aux utilisateurs, l'explication des termes financiers et le fonctionnement des frais de gestion bancaires. Alors que jamais les particuliers ne se sont vu autant exhortés à épargner, ce projet, qui peut les aider à faire de bons choix, s'annonce comme un véritable service au public. interfaces Persuasives Qu'est-ce qui rend une interface susceptible de remporter l'adhésion des utilisateurs ? « C'est une question qui est devenue capitale à l'heure du développement des sites Web commerciaux », souligne le P r Michel Desmarais, du Département de génie informatique et génie logiciel. « Pour y répondre, on utilise des critères d'évaluation de la persuasion P r michel desmarais où entrent en jeu des notions de psychologie sociale. Le P r Éric Brangier, de l'Université de Metz, en France, qui collabore avec nous au sein de projets de la Maison des technologies et de l'enseignement (MATI), est un des experts ayant travaillé à la définition de ces critères. » Le premier de ces critères est la crédibilité. « L'internaute doit avoir l'impression que l'entreprise détient une expertise légitime », explique le P r Desmarais. Ensuite viennent la fiabilité du site (l'internaute doit sentir que la sécurité et la confidentialité sont assurées) et la personnalisation. Les critères suivants sont l'attractivité (qui fait appel à l'esthétisme et à l'émotion) ainsi que la sollicitation. « L'utilisateur doit aussi avoir envie de revenir sur le site, rappelle le P r Desmarais, ce qui est pris en compte par les critères d'accom- PhiliPPe doYon, ÉTUDIANT AU DOCTORAT, DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES ET DE GÉNIE INDUSTRIEL Qu'est-ce qui rend une interface susceptible de remporter l'adhésion des utilisateurs ? « C'est une question qui est devenue capitale à l'heure du développement des sites Web commerciaux. » P r michel desmarais Automne 2012 / Volume 9 / Numéro 3 / PolY 9 >>>

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    Grand dossier DES ORDINATEURS QUI NOUS COMPRENNENT DE MIEUX EN MIEUX pagnement, qui correspond au fait de guider l'internaute dans sa visite, et d'engagement, qui concerne le maintien des interactions de l'internaute avec le site et son acceptation d'accomplir des tâches de plus en plus exigeantes. Facebook est un bel exemple de site qui réussit à engager ses utilisateurs. » Le dernier critère, l'addiction, mesure le potentiel de dépendance de l'utilisateur au site. interfaces de recommandations Le développement de l'ergonomie cognitive fait des systèmes de recommandations un domaine de recherche en plein essor. Ces systèmes visent à assister les internautes dans leurs recherches d'informations pertinentes dans la masse de données véhiculées par Internet, mais également, en analysant leurs recherches (Web analytique), à leur proposer spontanément des éléments susceptibles de les intéresser. 10 PolY / Automne 2012 / Volume 9 / Numéro 3 « Les systèmes de recommandations ont révolutionné le placement publicitaire », estime le P r Desmarais, spécialiste de ces systèmes. Qu'on pense aux produits suggérés par Amazon.com, par exemple, aux utilisateurs présentant des profils similaires, ou encore Pr michel desmarais, DÉPARTEMENT DE GÉNIE INFORMATIQUE ET GÉNIE LOGICIEL aux publicités dans Google ou Facebook. « L'enjeu dans ce domaine est la puissance de l'analyse sémantique : celle du contenu des pages, et des mots-clés, mais aussi l'analyse du comportement des utilisateurs », précise le chercheur. tutoriels intelliGents Autre domaine stimulé par l'essor de l'ergonomie cognitive, celui des systèmes CAT (pour Computing Adaptive Testing) utilisés par les tutoriels d'apprentissage pour déterminer le niveau de connaissances des utilisateurs, et même créer des profils utilisateurs, grâce à un questionnaire. « Ces outils ont démontré qu'ils améliorent l'apprentissage », rapporte le P r Desmarais, qui mène également des travaux dans ce domaine. Avec une de ses équipes, et en collaboration avec la MATI, il a développé pour Polytechnique une application basée sur un système CAT. Il s'agit du tutoriel d'apprentissage per- sonnalisé AGATA, venu remplacer le test préliminaire de mathématiques et le cours intensif de mathématiques qui étaient proposés aux étudiants de première année afin d'identifier leurs éventuelles faiblesses. La nouvelle version du test, offerte en ligne, comporte 30 questions au lieu des 60 du test initial, sans perte d'acuité de l'évaluation. Les résultats permettent de prédire les risques d'échec aux futurs examens de mathématiques avec une bonne acuité. Les étudiants dont le profil est identifié comme à risque se voient orientés vers un site d'entraînement de plus de 1000 questions. Le prototype, subventionné par la MATI, est plébiscité par les étudiants. « Ce type d'outils n'annonce pas la fin des cours en classe, mais il apporte une dimension nouvelle à l'enseignement », estime le P r Desmarais. / « Ce type d'outils n'annonce pas la fin des cours en classe, mais il apporte une dimension nouvelle à l'enseignement. » P r michel desmarais

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