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Poly-fevrier_2013
Magazine Poly | 2013-02-01 00:00:00
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    polY porTraiT / MicHÈle THiBodeaU-deGUire, Une FeMMe de cŒUr eT de TÊTe À la présidence de polYTecHniQUe Poste publications n o de convention 41074519. LE MAGAZINE DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Grand dossier / ENJEUX DE L'EAU EN MILIEU URBAIN spécial / 50 E ANNIVERSAIRE DE L'INcoRpoRAtIoN DE L'AEp HIVER 2013 VOLUME 10 NUMÉRO 1

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    En voici une. Bien que tout le monde n'ait pas la chance d'avoir la fameuse idée qui fera la différence, à titre d'ingénieur, de diplômé en génie ou d'un membre de la famille, vous avez le rare privilège de profi ter de nos REER. Chez FÉRIQUE, nous croyons que tout le monde peut amasser beaucoup avec peu - avec de bons conseils. Nous sommes la seule société fi nancière sans but lucratif exclusivement pour les ingénieurs, diplômés en génie et leurs familles, ce qui nous permet de vous offrir des produits de qualité dont les frais de gestion sont parmi les plus bas au Canada. De plus, nos Fonds ne comportent aucuns frais d'administration additionnels, aucuns frais d'entrée ou de sortie, aucuns frais de transfert ni commissions, et nous offrons des services-conseils personnalisés sans frais supplémentaires. Nous avons été fondés par des ingénieurs, nous comprenons les ingénieurs, et nous savons à quel point vous méritez autant que Fred ! Les Fonds FÉRIQUE : il y a un peu de génie là-dedans. CERTAINS ONT DE LA CHANCE. D'AUTRES ONT LA CHANCE D'AVOIR LES FONDS FÉRIQUE. Note: un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Les ratios de frais de gestion varient d'une année à l'autre. Veuillez lire le prospectus avant d'effectuer un placement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fl uctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc., à titre de Placeur principal, et par Services d'investissement FÉRIQUE. Les Fonds FÉRIQUE payent des frais de gestion à Gestion FÉRIQUE lui permettant d'assumer les frais de conseillers en valeurs, de mise en marché et de distribution des Fonds FÉRIQUE ainsi que les frais d'administration du gérant des Fonds FÉRIQUE. Chaque Fonds FÉRIQUE assume ses propres frais d'exploitation. Les Fonds FÉRIQUE sont sans commission lorsqu'un porteur de parts souscrit par l'entremise de Placements Banque Nationale inc. ou de Services d'investissement FÉRIQUE; certains frais de courtage pourraient toutefois être exigibles si la souscription se fait par l'entremise d'un courtier indépendant. 1-800-291-0337 * FERIQUE.COM/FRED

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    polY LE MAGAZINE DE poLYtEcHNIQUE MoNtRÉAL Vol. 10, n° 1 - Hiver 2013 Poly est publié trois fois par an par le Service des communications et des relations publiques. Il est distribué gratuitement aux diplômés, aux membres du personnel, aux étudiants et aux partenaires de Polytechnique. Tirage 27 000 exemplaires Édition Service des communications et des relations publiques Rédactrice en chef Chantal Cantin Comité éditorial Carl-Éric Aubin, Valérie Bélisle, Chantal Cantin, Jean Choquette, Diane de Champlain, Hélène Bénéteau de Laprairie, Catherine Florès, Lina Forest, Annie Touchette Recherche et coordination Catherine Florès Rédaction Catherine Florès, Stéphanie Oscarson, Valérie Bélisle Révision Johanne Raymond Stéphane Batigne Photos Normand Rajotte (couverture), Denis Bernier, Poly-Photo, Polytechnique Montréal Direction artistique et conception de la grille graphique Avion Rouge Ont collaboré à ce numéro L'Association des Diplômés de Polytechnique, la Fondation de Polytechnique et la Direction de la recherche et de l'innovation de Polytechnique Le genre masculin est utilisé sans discrimination dans le seul but d'alléger le texte. ISSN 1712-3852 Reproduction autorisée avec mention de la source. Abonnement gratuit : Magazine Poly Polytechnique Montréal Service des communications et des relations publiques C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3A7 Tél. : 514 340-4915 communications@polymtl.ca CERT I F IC AT I ON C a m p u s d u r a b l e ARTICLES 6 8 10 16 17 21 24 26 28 30 BULLETIN HIVER 2013 VOLUME 10 NUMÉRO 1 soMMaire porTraiT Michèle Thibodeau-DeGuire, une femme de cœur et de tête à la présidence de Polytechnique caMpUs MonTréal Campus Montréal rencontre la communauté Grand dossier Enjeux de l'eau en milieu urbain : une soif de sécurité et de durabilité sTaGes Comment accroître la notoriété de votre entreprise auprès des futurs diplômés ? recHercHe 17 Soutenir la recherche universitaire pour une société prospère 18 Modélisation multi-échelles des matériaux de pointe pour l'aérospatiale spécial 50 e anniversaire de l'incorporaTion de l'aep 20 L'AEP fête les 50 ans de son incorporation 21 Souvenirs de présidents enseiGneMenT Le BCAPG impose de nouvelles normes pour les programmes de baccalauréat poinT de vUe Retour sur l'enquête de la Brigade électro-urbaine pleins FeUx sUr la relÈve Réussir ses études en génie lorsqu'on vit une situation de handicap porTraiT de diplôMé Thierry Pagé, Prix technologique 2012 de l'ADP 25 / Ça bouge à Poly 32 / Association des Diplômés de Polytechnique 35 / Fondation de Polytechnique 38 / Agenda

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    édiTorial UN MOT DE CHRISTOPHE GUY, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL À la suite de la crise sociale née de la contestation du projet de hausse des droits de scolarité qui a secoué le Québec au printemps dernier, le Gouvernement du Québec a proposé la tenue d'un Sommet sur l'enseignement supérieur au mois de février. Son objectif est de mener une réflexion ouverte et concertée avec tous les acteurs du milieu universitaire sur les enjeux de l'enseignement supérieur et sur la recherche de solutions porteuses pour assurer l'avenir des universités et de l'ensemble de la société québécoise. En vue du Sommet, des consultations préparatoires étaient engagées entre le gouvernement, les étudiants, la société civile et les universités québécoises. Or en décembre dernier, avant même la fin de ces consultations, nous apprenions que non seulement le réinvestissement promis par le gouvernement précédent n'aurait pas lieu à court terme, mais que le gouvernement actuel exigeait d'importantes compressions pour l'année budgétaire en cours. Je souhaiterais partager avec vous mon point de vue sur cette situation et ses répercussions pour Polytechnique. Aujourd'hui, avec un effectif de 7 400 étudiants, dont 22,5 % de femmes, Polytechnique se classe en tête au Québec pour la formation d'ingénieurs et de chercheurs en génie. Elle est aussi l'établissement universitaire québécois qui accueille la plus grande proportion d'étudiants internationaux (la moitié de nos étudiants sont nés ailleurs qu'au Canada). Et elle se classe parmi les trois premières facultés de génie au Canada pour l'ampleur de ses activités de recherche. Avec plus de 1 100 diplômés l'an dernier et plus de 110 technologies en valorisation, nous contribuons activement à la société québécoise. En 2012, avec l'Université de Montréal et HEC Montréal, nous nous classions au 84 e rang mondial des meilleures universités, selon le classement du Times Higher Education. Cependant, ce positionnement ne saurait faire oublier les défis constants avec lesquels Polytechnique doit composer : * Tout d'abord, une concurrence de plus en plus sévère, en particulier de la part des universités de l'Ontario et de l'Ouest canadien, notamment en ce qui concerne le recrutement d'étudiants aux cycles supérieurs. Ces établissements disposent de plus de ressources financières et, fait particulièrement inquiétant, l'écart de financement entre ces universités et celles du Québec augmente d'année en année. Comment rester attractif et compétitif à l'échelle nationale et mondiale dans un tel contexte ? * La croissance soutenue de notre clientèle étudiante et de nos activités de recherche, au cours des quatre dernières années, impose une pression importante sur le corps professoral et le personnel de soutien. La charge de travail a augmenté considérablement et l'embauche de personnel additionnel ne suit pas. * Enfin, des considérations d'opérations courantes telles que le poids du régime de retraite des employés, les besoins en espaces, dont le noncomblement risque de nuire à la qualité de l'enseignement et aux activités de recherche (le gouvernement nous reconnaît 30 000 m 2 bruts supplémentaires), le coût de remplacement du progiciel de gestion académique, sont autant de contraintes importantes qui nuisent à notre développement.

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    Polytechnique a la volonté très claire de demeurer un leader parmi les institutions universitaires d'enseignement et de recherche en génie au Canada. Elle veut attirer les meilleurs étudiants, se doter de laboratoires de pointe et augmenter l'efficience de ses processus. Conséquemment, nous avons adopté l'an dernier un plan stratégique ambitieux sur cinq ans, articulé autour de six stratégies d'intervention visant à nous permettre de poursuivre notre mission tout en réaffirmant nos valeurs, et renforcer notre leadership et son impact positif notable sur la société québécoise et canadienne. Il va de soi que ce plan nécessite des moyens. Pour le mettre en œuvre, nous tablions, lors de la préparation du budget au printemps 2012, sur une augmentation des droits de scolarité et sur l'engagement de réinvestissements dans les universités pris par le gouvernement précédent. Nous comptions également sur les retombées de la grande campagne de financement Campus Montréal lancée en novembre, conjointement avec HEC Montréal et l'Université de Montréal. Depuis l'automne dernier, ce contexte a changé : alors que nous nous attendions à voir notre budget augmenter, nous apprenons avec incompréhension que nous subirons une compression de 3,8 M$ à réaliser dans les quatre derniers mois de la présente année budgétaire. Cette décision, prise avant même la tenue du Sommet sur l'enseignement supérieur, nous paraît arbitraire. Elle ne tient compte en effet ni de la situation ni des caractéristiques propres à chaque université, ni du fait que chacune d'entre elles a une mission distincte. Plus grave encore, le gouvernement nous laisse entendre que les compressions seront maintenues l'année prochaine, voire augmentées. Alors que nous commençons la programmation budgétaire de l'année 2013-14, il devient très difficile de gérer efficacement dans de telles conditions. Bien que nous soyons conscients de l'état des finances publiques du Québec, la décision du gouvernement ne saurait se justifier par un souci d'améliorer la gouvernance universitaire. Ce souci, les universités du Québec le partagent déjà. Polytechnique soutient d'ailleurs l'idée de la constitution d'un conseil des affaires universitaires du Québec, qui examinerait les performances des universités et conseillerait le gouvernement. Rappelons que nos activités font l'objet, tous les trois ans, d'une présentation à l'Assemblée nationale. En outre, nous produisons régulièrement pour le gouvernement de nombreux rapports et redditions de comptes sur nos activités, pour lesquels nous ne recevons jamais de commentaire. Sur le plan de la gouvernance, j'ajoute que Polytechnique met tout en œuvre pour respecter les meilleures pratiques. Ses décisions sont encadrées par un conseil d'administration, dont la majorité des membres sont externes à l'institution, et un conseil académique, dont les membres sont issus des corps professoral et étudiant, pour les décisions à portée académique. Enfin, en matière de gestion, la performance de Polytechnique se doit d'être soulignée. Nous avons honoré notre engagement au retour à l'équilibre budgétaire trois ans avant l'échéance convenue avec le gouvernement. Ces efforts de rigueur ont toutefois freiné, pendant cette période, le développement du corps professoral, l'embauche de personnel de soutien, retardé des projets prioritaires et l'acquisition d'équipement de recherche, entre autres. C'est donc avec inquiétude que nous appréhendons les coupures annoncées, car elles nous empêcheront de poursuivre les projets de développement que nous venons à peine d'amorcer. Elles nous font courir le risque de ne pas atteindre les cibles de certaines de nos orientations stratégiques dans les prochaines années. Nous craignons, en conséquence, un retard dans la réalisation de nos objectifs de formation d'une relève en génie de calibre mondial, et ce, alors que les entreprises et les employeurs de nos diplômés évoluent dans un contexte accru de concurrence mondiale et que l'innovation est leur priorité. Les prochaines années annoncent donc un lot d'obstacles et de défis pour notre institution. J'ai malgré tout confiance en la volonté infaillible de nos professeurs et employés de maintenir Polytechnique au rang des meilleures institutions universitaires en génie au Canada. Comme toujours face à des situations difficiles, nous allons faire appel à notre proactivité, à notre créativité et à notre pragmatisme d'ingénieurs, ainsi qu'à notre rigueur en gestion, pour développer des solutions. J'ai l'espoir que nous serons soutenus dans nos efforts par tous les membres de notre communauté, dont nos diplômés. Votre appui à tous sera le moteur de la capacité de Polytechnique à franchir ce cap. Le 31 janvier 2013, Christophe Guy, ing. Ph. D., MACG, O.Q. Directeur général, Polytechnique Montréal

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    porTraiT MicHÈle THiBodeaU-deGUire, Une FeMMe de cŒUr eT de TÊTe À la présidence de polYTecHniQUe PAR CATHERINE FLORÈS Michèle Thibodeau-DeGuire, Po 63, figure reconnue du milieu philanthropique québécois, a succédé, au début de l'année, à Bernard Lamarre à la présidence de Polytechnique. Une nomination qui marque un nouveau jalon dans une fort belle carrière, ainsi qu'un retour aux sources pour cette diplômée en génie civil qui a conservé pour son alma mater un attachement profond. Ne vous fiez pas à sa silhouette menue : Michèle Thibodeau-DeGuire est dotée d'une vitalité et d'une force de conviction telles qu'on la croit sans peine capable de soulever des montagnes. Il se dégage d'elle une énergie toute pétillante, et c'est avec un enthousiasme communicatif qu'elle évoque son retour à Polytechnique, où elle dirigeait le Service de relations publiques entre 1985 et 1991, avant que Centraide du Grand Montréal ne l'appelle. « C'est très excitant ! s'exclame-t-elle. Polytechnique a tellement changé depuis 20 ans, j'en suis impressionnée. Au point que je n'ai pas vraiment l'impression de vivre un retour au bercail, mais une plongée dans un nouveau monde, stimulant et innovateur. C'est un vrai bain de jouvence ! » 6 polY / Hiver 2013 / Volume 10 / Numéro 1 C'est la première fois de son histoire que Polytechnique confie les rênes de sa présidence à une femme, mais Mme Thibodeau-DeGuire n'en fait pas grand cas. Il faut dire qu'elle a l'habitude de jouer les pionnières : première femme diplômée du baccalauréat de génie civil au Québec, puis première femme ingénieure-conseil au Québec, elle fut aussi la première femme déléguée du Québec à l'étranger (à Boston, de 1982 à 1984). « Il y a 50 ans, quand je suis arrivée comme étudiante à Polytechnique, j'étais évidemment une bête rare. Vous pensez, une fille en génie civil, territoire masculin s'il en était ! Mais je n'ai pas vécu d'embûches particulières par le fait d'être une femme. Pour moi, il n'y a rien de stupéfiant à ce que Polytechnique ait une présidente. J'y vois simplement le symbole de ce que la société québécoise a parcouru comme chemin concernant la place des femmes », commente-t-elle. Pour Mme Thibodeau-DeGuire, les années passées à Polytechnique en tant qu'étudiante, puis en tant que membre de l'ADP ainsi que de la Fondation ont été le ferment de son implication bénévole et de sa carrière en philanthropie. « J'y ai côtoyé des personnes extraordinaires, telles que la directrice de l'ADP de l'époque, Yolande Gingras, qui m'a profondément marquée. » Quelle vision Madame Thibodeau- DeGuire a-t-elle de son rôle ? « Je n'ai pas d'idées préconçues. Je suis pour le moment dans une phase de découverte. Je rencontre les gens à Polytechnique, je les écoute et je m'imprègne. Je veux déterminer de quelle façon je vais pouvoir utiliser mon bagage pour être utile à Polytechnique dans la réalisation de sa mission. » La grande campagne Campus Montréal ne manquera pas de donner à Madame Thibodeau-DeGuire maintes occasions de mettre à profit sa riche expérience. « C'est un curieux clin d'œil au passé, puisqu'à mon retour de Boston en 1984, Polytechnique se lançait dans la toute première campagne de financement de son histoire. À Boston, j'avais pu constater quelle importance jouait l'université dans le développement de la communauté et combien était puissant le soutien des entreprises et des donateurs privés. Cette première campagne s'est révélée un succès, bien que son ampleur et ses objectifs de quelques millions de dollars paraissent bien modestes en comparaison avec Campus Montréal, qui réunit HEC Montréal, Polytechnique et l'UdeM. À l'heure actuelle, l'objectif d'un demi-milliard de dollars visé par Campus Montréal n'a rien d'excessivement ambitieux, au regard des pratiques

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    philanthropiques dans le milieu universitaire nord-américain et de l'envergure des projets que nos trois établissements pourraient réaliser grâce à cet appui. » Interrogée sur sa façon de travailler, Michèle Thibodeau-DeGuire répond qu'elle est une personne qui écoute et qui porte attention à son intuition. « Mais j'ai besoin de faire valider mes idées, précise-telle, c'est pourquoi j'aime m'entourer de personnes qui ont un jugement sûr. De plus, l'expérience m'a appris qu'il faut toujours s'entourer des meilleurs pour obtenir le succès dans nos projets. » Et le succès semble avoir été pour elle un fidèle compagnon de route : diplômes honoris causa de plusieurs universités, titres de Grande Montréalaise, de Chevalier de l'Ordre national du Québec, de membre de l'Ordre du Canada... les honneurs ont fleuri sa carrière. Certains en auraient été grisés, pas elle. « La réussite, ce n'est pas une accumulation de reconnaissances », affirme-t-elle. « C'est quelque chose qui se vit au jour le jour, quand on est capable de relever un défi, de reconnaître une occasion qui se présente et de la saisir. Et il faut aussi se donner le temps d'accomplir les choses, en connaissant ses limites et, comme je le disais, en s'entourant de gens compétents, car on n'accomplit rien tout seul. Vous savez, lorsque j'étais étudiante, j'étais une jeune fille ordinaire qui travaillait très fort, mais qui n'avait pas de grandes visées pour son avenir. Je manquais sans doute de confiance en moi. Mais j'ai eu la chance d'avoir toujours été poussée et soutenue par mes proches. La vie m'a beaucoup donné et je me sens la responsabilité de donner à mon tour, en encourageant d'autres. » / « La réussite, ce n'est pas une accumulation de reconnaissances. C'est quelque chose qui se vit au jour le jour, quand on est capable de relever un défi, de reconnaître une occasion qui se présente et de la saisir. » Hiver 2013 / Volume 10 / Numéro 1 / polY 7 >>>

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    caMpUs MonTréal caMpUs MonTréal renconTre la coMMUnaUTé Les co-présidents de Campus Montréal, de g. à d. : Geoff Molson, Thierry Vandal, Louise Arbour, Hélène Desmarais et Michael Sabia. Objectif : un demi-milliard de dollars. La campagne Campus Montréal, qui rassemble sous sa bannière HEC Montréal, Polytechnique Montréal et l'Université de Montréal, est la plus ambitieuse campagne de financement jamais menée dans le monde universitaire francophone. Mais rappelons que les trois établissements forment le plus grand complexe universitaire du Québec et le seul francophone d'Amérique à figurer dans le classement des 100 meilleures universités au monde. L'objectif de la campagne est donc naturellement à la mesure des ambitions du campus. invesTir dans l'avenir Le 29 novembre dernier, Campus Montréal a reçu son coup d'envoi officiel lors d'un déjeuner-causerie présenté par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, en présence de Marie 8 polY / Hiver 2013 / Volume 10 / Numéro 1 Malavoy, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Le directeur de HEC Montréal, Michel Patry, le directeur général de Polytechnique Montréal, Christophe Guy, et le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton, ont exposé leur vision de Campus Montréal. Les trois chefs d'établissement ont parlé d'avenir et du rôle crucial des universités dans le développement de la société. L'éducation supérieure doit être un projet de société, a affirmé M. Breton, invitant les membres de la communauté à se joindre à l'aventure collective que représente l'éducation d'une génération. « La philanthropie universitaire est un gage de confiance dans l'avenir, dans notre capital humain, dans les avancées de la connaissance et de l'innovation », a mentionné M. Guy. Son confrère, M. Patry, a ajouté que la campagne n'avait pas pour but d'enrichir le budget de fonctionnement des trois universités mais bien de donner une plus-value aux activités des chercheurs et des étudiants. La répartition des fonds recueillis par Campus Montréal est prévue de la manière suivante : 30 % pour des bourses d'études, 35 % pour des projets de recherche, 10 % pour la vie sur le campus et enfin 25 % pour des projets d'infrastructures dont un pavillon des sciences et un pavillon du génie. Un soUTien MajeUr de la BanQUe naTionale La Banque Nationale a annoncé un don philanthropique de 10 millions de dollars à Campus Montréal, le 16 janvier dernier. Ce don, le plus important de l'histoire de la Banque Nationale, servira à la création d'un centre d'entrepreneuriat et d'accompagnement de la relève unique au Canada. L'appui de la Banque Nationale est motivé par la volonté de soutenir l'entrepreneuriat québécois et d'investir dans l'éducation et la jeunesse, a rapporté son président et chef de la direction, Louis Vachon. Un geste généreux salué par les trois établissements de Campus Montréal et par les co-présidents de la campagne. Le centre d'entrepreneuriat représentera un véritable levier pour soutenir les étudiants entrepreneurs dans la réalisation de leurs rêves et les aider à propulser le Québec encore plus loin, a mentionné M. Guy. / Pour en savoir plus : campus-montreal.ca

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    H2 N 2 O 2 CO2 Trouver des solutions, encourager la relève et l'excellence, c'est dans notre nature. Nous sommes fiers de soutenir l'ADP et de compter parmi nous des ingénieurs qualifiés. Suivez-nous sur LinkedIn Z1235_Air Liquide Pub ADP V1.indd 1 13-01-07 3:30 PM

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    Grand dossier enjeUx de l'eaU en MilieU UrBain : Une soiF de sécUriTé eT de dUraBiliTé PAR CATHERINE FLORÈS Canalisée, traitée, exploitée, rejetée... et aussi gaspillée : l'eau est pour les habitants de nos villes une ressource si aisément disponible et bon marché qu'ils en oublient souvent les enjeux. Cependant, l'eau potable et l'évacuation des eaux usées sont des points névralgiques de la santé publique et de la sécurité. Des chercheurs de Polytechnique sont partenaires des municipalités pour la mise en place de meilleures pratiques de gestion de l'eau. Certains de ces experts nous présentent les pistes explorées par la recherche pour une utilisation durable et sécuritaire de l'eau en milieu urbain. solUTions TecHnoloGiQUes poUr Une eaU poTaBle de QUaliTé « Savez-vous que nous consommerons bientôt de l'eau irradiée à Montréal ? Mais pas d'inquiétude, c'est pour une désinfection UV ! » annonce le P r Benoît Barbeau, cotitulaire de la 10 polY / Hiver 2013 / Volume 10 / Numéro 1 Chaire en traitement des eaux potables, et directeur du Centre de recherche, développement et validation des technologies et procédés de traitement des eaux (CREDEAU). « C'est la solution qu'ont retenue les deux grandes usines de production d'eau potable de Montréal, Atwater et Des Baillets, pour augmenter la performance de la désinfection et ainsi réduire le principal risque lié à la consommation d'eau potable. Le chlore demeurera toutefois utilisé, car il est très efficace pour la désinfection de l'eau en réseau », déclare-t-il. La technologie de rayonnement UV, qui peut permettre de diminuer la quantité de chlore, présente d'autres avantages : elle ne génère pas de sous-produits dangereux, elle est efficace contre les bactéries et les virus, et prs BenoîT BarBeaU ET MicHÈle prévosT, TITULAIRES DE LA CHAIRE EN TRAITEMENT DES EAUx POTAbLES, ET MEMbRES DU CREDEAU elle est abordable et simple à intégrer dans les procédés de traitement. L'autre révolution technologique dans le domaine du traitement de l'eau potable concerne les systèmes de filtration membranaire. « Les membranes d'ultrafiltration utilisées

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