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MagPolyjuin2013
Magazine Poly | 2013-06-13 11:10:37
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    PolY lorne M. TroTTier / Un don PoUr PréParer la relève en Génie à la Prochaine Poste publications no de convention 41074519. révolUTion indUsTrielle LE MAGAZINE DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Grand dossier / RecheRche opéRationnelle : les mathématiques de la décision P re diane rioPel / une passion d'enseigneR toujouRs intacte Printemps 2013 VOLUME 10 NUMÉRO 2

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    DES RENDEMENTS CONCURRENTIELS. UN SUIVI RIGOUREUX. VOUS PENSIEZ QUE « SANS BUT LUCRATIF » NE RIMAIT PAS AVEC « PROFITS » ? NOUS AVONS DES NOUVELLES POUR VOUS. Au cours de la dernière année, les Fonds FÉRIQUE ont offert des résultats on ne peut plus concurrentiels à leurs investisseurs. Et parce qu'ils sont offerts par une société sans but lucratif, ils ont fait profiter ceux-ci de frais de gestion parmi les plus bas de l'industrie. À vous les rendements. À vous les profits. Offerts aux ingénieurs et diplômés en génie, à leurs familles et à leurs entreprises. Les Fonds FÉRIQUE: il y a un peu de génie là-dedans. Note : un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Les ratios de frais de gestion varient d'une année à l'autre. Veuillez lire le prospectus avant d'effectuer un placement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc., à titre de Placeur principal, et par Services d'investissement FÉRIQUE. Les Fonds FÉRIQUE payent des frais de gestion à Gestion FÉRIQUE lui permettant d'assumer les frais de conseillers en valeurs, de mise en marché et de distribution des Fonds FÉRIQUE ainsi que les frais d'administration du gérant des Fonds FÉRIQUE. Chaque Fonds FÉRIQUE assume ses propres frais d'exploitation. Les Fonds FÉRIQUE sont sans commission lorsqu'un porteur de parts souscrit par l'entremise de Placements Banque Nationale inc. ou de Services d'investissement FÉRIQUE; certains frais de courtage pourraient toutefois être exigibles si la souscription se fait par l'entremise d'un courtier indépendant. Pantone 533 C www.ferique.com | 1-800-291-0337

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    PolY le magaZine de polYtechnique montRéal Vol. 10, n° 2 - Printemps 2013 Poly est publié trois fois par an par le Service des communications et des relations publiques. Il est distribué gratuitement aux diplômés, aux membres du personnel, aux étudiants et aux partenaires de Polytechnique. Édition Service des communications et des relations publiques Rédactrice en chef Chantal Cantin Comité éditorial Carl-Éric Aubin, Valérie Bélisle, Chantal Cantin, Jean Choquette, Diane de Champlain, Catherine Florès, Lina Forest, Stéphanie Oscarson, Annie Touchette Recherche et coordination Catherine Florès Rédaction Catherine Florès, Michelle Brisebois, Stéphanie Oscarson, Valérie Bélisle, Caroline Monette, Ludivine Pépin Révision Johanne Raymond Stéphane Batigne Photos Yves Beaulieu (couverture), Denis Bernier, Poly-Photo, Polytechnique Montréal Direction artistique et conception de la grille graphique Avion Rouge Ont collaboré à ce numéro L'Association des Diplômés de Polytechnique, la Fondation de Polytechnique et la Direction de la recherche et de l'innovation de Polytechnique Le genre masculin est utilisé sans discrimination dans le seul but d'alléger le texte. ISSN 1712-3852 Reproduction autorisée avec mention de la source. Abonnement gratuit : Magazine Poly Polytechnique Montréal Service des communications et des relations publiques C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3A7 Tél. : 514 340-4915 communications@polymtl.ca CERT I F IC AT I ON C a m p u s d u r a b l e ARTICLES 6 9 10 18 20 21 24 26 27 BULLETIN PRINTEMPS 2013 VOLUME 10 NUMÉRO 2 soMMaire PorTraiT P re Diane Riopel : une passion d'enseigner toujours intacte recherche La mobilité des chercheurs et des étudiants, un facteur de richesse dans un monde sans frontières Grand dossier La recherche opérationnelle : les mathématiques de la décision caMPUs MonTréal Création de l'Institut de l'énergie Trottier enTrevUe Lorne M. Trottier : un don pour préparer la relève en génie à la prochaine révolution industrielle enseiGneMenT 21 Quatre nouvelles options dans la maîtrise et le DESS modulaires en génie énergétique 22 Le savoir-faire des étudiants mis en lumière par les projets intégrateurs sTaGes eT PlaceMenT Plusieurs voies pour aller à la rencontre de votre relève en génie vUe d'ailleUrs Mathieu Ippersiel, Po 99, un Québécois créateur d'entreprise technologique en sol français Pleins feUx sUr la relève L'appel du large pour les étudiants 28 / Association des Diplômés de Polytechnique 31 / Fondation de Polytechnique 34 / Ça bouge à Poly

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    édiTorial UN MOT DE CHRISTOPHE GUY, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Le 31 janvier dernier, à la veille du Sommet sur l'enseignement supérieur, j'exprimais dans ce magazine mes préoccupations face aux importantes compressions des budgets des universités annoncées par le gouvernement du Québec. Aujourd'hui, il me semble pertinent de vous livrer un bilan des principales décisions et orientations qui ont été prises par le gouvernement dans le cadre du Sommet, ainsi que de leur impact sur Polytechnique. * LE ChANTIER SUR LA LoI- CAdRE ET LA goUvERNANCE dES UNIvERSITéS de concert avec les sept autres universités à charte, Polytechnique a réaffirmé la nécessité de maintenir une gouvernance responsable qui reflète les spécificités et les missions propres à chacune d'elles, ainsi que leur autonomie et la liberté académique. Cette gouvernance devra être en prise directe sur la société et à l'écoute des besoins de celle-ci. C'est pourquoi nous avons émis le souhait que les conseils d'administration des universités soient formés d'une majorité de membres issus de milieux autres qu'universitaires. Nous avons également exprimé notre volonté de rendre des comptes au gouvernement et au public, mais nous avons souligné que cette reddition de comptes ne devrait pas être uniquement administrative, mais également stratégique et axée sur les perspectives de développement des universités. * LE ChANTIER SUR LE CoNSEIL NATIoNAL dES UNIvERSITéS (CNU) Une position commune de la majorité des universités à charte propose de confirmer un statut consultatif au CNU, soit un rôle conseil auprès du ministre et des universités. Nous souhaitons que le CNU soit consulté avant que des décisions ayant un impact sur le développement du réseau universitaire québécois soient prises par le gouvernement. Le CNU travaillerait en collaboration avec les universités dans l'évaluation des programmes de formation existants et des propositions de nouveaux programmes. Le CNU devrait aussi assurer une veille des systèmes universitaires des autres provinces et hors Canada en ce qui concerne le financement et les meilleures pratiques. Enfin, le CNU devrait être l'interface entre les universités, le gouvernement, l'Assemblée nationale et la société québécoise pour tout ce qui touche la reddition de comptes et pour faire connaître les contributions des universités au Québec. * LE ChANTIER SUR LE fINAN- CEmENT dES UNIvERSITéS C'est sans conteste celui qui est le plus préoccupant pour Polytechnique. En effet, par le passé, chaque

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    fois qu'une réforme du financement des universités a été mise en place, les besoins financiers de l'enseignement du génie ont toujours été sous-évalués. Polytechnique, établissement d'enseignement monofacultaire en génie, donc sans possibilité de péréquation interne, et très actif en recherche, s'est retrouvée plus d'une fois défavorisée financièrement. Chaque fois, il nous a fallu aller convaincre le gouvernement d'apporter des modifications à l'application de sa réforme pour rééquilibrer un peu la situation. C'est donc avec vigilance que nous attendons les propositions gouvernementales en ce qui a trait au financement universitaire. Il a été démontré plus d'une fois que les universités québécoises souffrent d'un sous-financement chronique au Québec en comparaison avec les autres universités du Canada; nous tenterons de convaincre le gouvernement du Québec de soutenir adéquatement l'enseignement du génie. mon dernier point concerne la Politique nationale de recherche et d'innovation (PNRI), que le gouvernement devrait déposer à la fin du mois de juin. Cette politique sera articulée autour de trois grands enjeux, soit l'identité québécoise, les changements démographiques (vieillissement de la population) et le développement durable. À l'issue des rencontres auxquelles nous avons participé avec les représentants du gouvernement, les groupes universitaires et industriels, nous avons un assez bon espoir que la nouvelle PNRI soutiendra correctement la recherche et l'innovation dans tous les secteurs, et qu'elle sera alignée sur le développement économique, social, technologique, scientifique et artistique du Québec. Nous attendons toutefois de connaître les budgets qui lui seront associés avant de nous réjouir. Nous sommes préoccupés par le fait que pour l'année 2013- 2014, les soutiens à la recherche universitaire, aux consortiums d'innovation entreprises-universités tels que CRIAQ, mEdTEQ, PRomPT-Québec, etc., ainsi qu'aux sociétés de valorisation universitaire seront amputés jusqu'à 20 % dans certains cas. Nous attendons également de découvrir quelle sera la nouvelle politique industrielle et de voir s'il y aura une cohérence et une convergence entre ces deux politiques. Enfin, nous avons fait des représentations sur la nécessité d'un soutien à l'entrepreneuriat au Québec, en particulier à l'entrepreneuriat technologique, souvent issu des campus universitaires, et qui joue un rôle important pour l'essor économique de notre société. En conclusion, je dirais que la situation nous paraît meilleure qu'au 31 janvier dernier. Le gouvernement semble être à l'écoute des universités et plus sensible à nos préoccupations. mais des incertitudes demeurent, et nous allons conserver toute notre vigilance et notre volonté de défendre un enseignement et une recherche en génie de haute qualité au Québec. Je remercie les membres de la communauté polytechnicienne pour le soutien qu'ils nous manifestent à cet égard. Le 31 mai 2013, Christophe Guy, ing. Ph. d., mACg, o.Q. directeur général, Polytechnique montréal

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    PorTraiT P re diane rioPel : Une Passion d'enseiGner ToUJoUrs inTacTe PAR CATHERINE FLORÈS Enseignant au sein du Département de mathématiques et de génie industriel de Polytechnique depuis 1983, la P re Diane Riopel est également reconnue pour ses activités de recherche en logistique, de même qu'en tant que cotitulaire de la Chaire Marianne-Mareschal pour la promotion du génie auprès des femmes, qu'elle a cofondée en 1998. En début d'année, elle a reçu le titre de Fellow d'Ingénieurs Canada, sur la recommandation du Comité exécutif de l'OIQ. Cet honneur, réservé à celles et ceux qui ont apporté une contribution remarquable à la profession d'ingénieur, représente pour M me Riopel « une belle tape dans le dos, une reconnaissance de l'utilité de mon engagement ». 6 PolY / Printemps 2013 / Volume 10 / Numéro 2 Les racines de cet engagement remontent aux années où elle-même étudiait à Polytechnique, soit entre 1974 et 1977. « À l'époque, les filles qui étudiaient dans les disciplines scientifiques se voyaient classées en deux catégories : les ''superbolées'', sortes de bêtes curieuses, et les filles qui cherchaient un bon parti en vue du mariage. Comme je n'entrais dans aucune de ces catégories, je sentais qu'il fallait que je m'affirme dans ma volonté de devenir ingénieure. Ces préjugés n'engendraient pas de comportements méchants chez mes camarades masculins, mais à la longue, c'était lourd. Je me suis dit qu'il n'était pas nécessaire que les étudiantes aient à vivre cela. Plus tard, c'est ce qui a motivé ma participation à la fondation de la Chaire marianne- mareschal. » « Un préjugé est plus difficile à briser qu'un atome », a dit Einstein. Ce que confirme diane Riopel : « Cela demande des efforts constants et une vision à long terme. Permettre aux femmes de prendre toute leur place sur la scène professionnelle nécessite d'effectuer des changements de culture profonds dans la société. C'est une autre forme de révolution tranquille ! Aujourd'hui, on constate évidemment de belles avancées. La présence des filles dans un établisse- ment comme le nôtre est perçue comme naturelle. d'ailleurs, il est significatif, je pense, que les blagues sexistes n'aient plus la cote chez les étudiants. » La professeure observe que ses étudiants des deux sexes ont des préoccupations semblables en ce qui concerne leur avenir. « Certes, pour les femmes, la volonté de faire des enfants continue d'avoir un impact sur le plan de carrière. mais de toute façon, dans notre époque où tout change constamment, un plan de carrière tout tracé est une chose qui se raréfie. » Il y a une chose dont est convaincue m me Riopel, c'est l'impact social positif de l'accès aux professions du génie pour les femmes. « Plus il y aura de femmes ingénieures, moins il y aura d'enfants pauvres », affirme-t-elle. En tant que professeure, elle veut transmettre à ses étudiants le goût de l'effort, la capacité d'utiliser les solides outils donnés par les sciences du génie pour créer, ainsi que les notions de responsabilité, d'honnêteté et d'humilité. « Je leur rappelle toujours qu'on doit savoir que l'on ne sait rien. Il faut aborder les problèmes de façon objective, sans idée préconçue, car innover, c'est souvent prendre en considération ce qui avait été négligé auparavant. »

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    Ses nombreuses années à Polytechnique n'ont aucunement altéré sa passion pour l'enseignement. « Si moi je vieillis, mes étudiants, eux, ont toujours vingt ans ! Et c'est extraordinaire. La ''folie'' et la candeur de leur jeunesse sont une source de jouvence. À vingt ans, ils pensent qu'on peut changer le monde. Et il faut qu'ils le pensent ! Nous, professeurs, sommes là pour aider nos étudiants à mûrir, pour leur enseigner la valeur d'un travail responsable et engagé. mais je souhaite qu'ils sachent conserver leur côté ''fou'' et enthousiaste, qui va leur donner la capacité de se réinventer et d'aller de l'avant tout au long de leur vie. Pour moi, un bon ingénieur doit avoir les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages. » / « Pour moi, un bon ingénieur doit avoir les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages. » Printemps 2013 / Volume 10 / Numéro 2 / PolY 7

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    MAG2_POLY_195x259mm_CMJN_mars2013.pdf 1 13-02-13 16:00 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Nous recrutons des gens de talent! Bâtiment Construction Conception lumière Énergie Environnement Évaluation foncière et immobilière Foresterie On gère de près roche.ca/carrieres Immobilier Industriel Infrastructures urbaines International Mines et traitement du minerai Transport Urbanisme, architecture de paysage et économie

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    À une époque où la prospérité d'une société dépend en grande partie de la capacité de sa maind'œuvre à innover, et donc de l'existence de personnels hautement qualifiés, la place des universités, qui assurent la disponibilité de cette main-d'œuvre, s'est ancrée au cœur même des écosystèmes d'innovation. Il en résulte une accélération de l'internationalisation de la recherche et de l'enseignement universitaire et, avec elle, l'apparition de nouveaux enjeux. Certes, la notion de frontières a toujours été ténue dans le monde de la recherche universitaire, tant les scientifiques ont une longue tradition d'échanges et de collaborations, notamment sous forme de publications dans les revues scientifiques, de participations à des colloques et des réseaux internationaux ou de séjours dans d'autres universités. Aujourd'hui, les frontières s'estompent encore plus du champ de vision des universités. d'une part, parce que la mise en œuvre des travaux de recherche devient Gilles savard, DIRECTEUR DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION de plus en plus complexe, nécessitant de très coûteuses infrastructures de pointe. Pour réaliser leurs plus ambitieux projets, les chercheurs de différents pays n'ont d'autre choix que de coopérer en formant des équipes internationales. d'autre part, les universités ont intensifié leurs partenariats avec les entreprises. or ces dernières, avec la mondialisation, ont vu leur terrain de jeu s'élargir à toute la planète, et il en est de même de leur accès au savoir et au talent, considérés par elles comme leurs meilleures ressources. Un tel contexte soumet dorénavant les universités à un double impératif : attirer des étudiants étrangers et encourager leurs étudiants nationaux à compléter leur formation à l'étranger. Cette mobilité étudiante est confirmée par de récentes études de l'oCdE, qui indiquent que dans 34 pays, la part des étudiants nationaux effectuant leurs études à l'étranger représente plus de 20 % de la totalité des inscriptions dans l'enseignement supérieur. Et ce sont les états-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada qui accueillent à eux seuls plus de la moitié (54 %) de l'effectif total d'étudiants étrangers scolarisés dans la zone de l'oCdE. Il me paraît intéressant de souligner que dans l'économie du savoir mondialisée, certains pays, dont le niveau économique était hier encore assez faible, ont accédé au statut de grandes puissances. Ces pays, tels la Chine, le Brésil ou l'Inde, ont recherche en effet largement misé sur l'internationalisation de leurs « cerveaux » comme un facteur de création de richesse. Ce n'est pas un hasard si en Chine, par exemple, on observe actuellement qu'une population aussi nombreuse que celle du Canada accède annuellement au rang de la classe moyenne. la MoBiliTé des chercheUrs eT des éTUdianTs, Un facTeUr de richesse dans Un Monde sans fronTières dans le jeu mondial de la mobilisation du talent innovateur, quels sont les atouts de Polytechnique ? Notre institution en a de sérieux : la qualité de son corps professoral et sa capacité à attirer des étudiants internationaux de haut calibre, ses partenariats de recherche d'envergure solidement établis avec plusieurs firmes internationales et son réseautage avec les meilleurs universités et regroupements scientifiques du monde entier (ce qui favorise le recrutement de professeurs-chercheurs formés à l'étranger ainsi que des cotutelles d'études doctorales ou encore la création de stages de recherche internationaux). Nous pouvons donc avoir confiance, grâce à nos échanges internationaux, dans la capacité de notre institution à collaborer à une meilleure compréhension des problèmes planétaires et à leur résolution, ainsi qu'à contribuer aux innovations technologiques et scientifiques créatrices de richesse pour la société. / Printemps 2013 / Volume 10 / Numéro 2 / PolY 9

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    Grand dossier la recherche oPéraTionnelle : les MaThéMaTiQUes de la décision PAR CATHERINE FLORÈS La recherche opérationnelle (RO) a révolutionné des pans entiers d'activités commerciales et industrielles depuis les dernières décennies. À Polytechnique, plus de 25 professeurs se consacrent aux nouveaux enjeux de cette discipline. Voici quelques-uns de leurs nombreux projets. MonTréal, caPiTale Mondiale de la recherche oPéraTionnelle « C'est un fait encore trop peu connu : montréal est l'un des endroits au monde qui concentrent le plus d'expertises en recherche opérationnelle, et particulièrement dans la planification des transports, où le campus est numéro un mondial », rapporte gilles Savard, professeur au département de mathématiques et de génie industriel (mAgI) et directeur de la recherche et de l'innovation de Polytechnique. « En comptant les professeurs, les étudiants aux cycles supérieurs, les postdoctorants et les analystes, il y a près de 800 chercheurs du campus de l'Université de montréal 1 qui y consacrent leurs travaux. Cette communauté 10 PolY / Printemps 2013 / Volume 10 / Numéro 2 se distingue par son esprit de collaboration exceptionnel et sa capacité d'innovation. » Les activités de recherche opérationnelle de cette communauté ont généré de nombreuses entreprises issues d'essaimages. Actives sur le marché international, ces entreprises ont créé au moins un millier d'emplois de haut niveau. Parmi elles, on trouve gIRo ainsi qu'Ad oPT, fournisseurs de solutions de planification optimisée des équipages destinées à l'industrie du transport urbain et aérien. Aujourd'hui des centaines de compagnies de transport public ou aérien dans le monde utilisent les systèmes d'horaires issus de ces deux entreprises dérivées. deux grands groupes en particulier, hébergés sur le campus de l'Université de montréal, ont contribué à propulser montréal à sa place de tête de file dans ce domaine : le Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d'entreprises, la logistique et le transport de l'Université de montréal (CIRRELT) et le groupe d'études et de recherche en analyse des décisions (gERAd), qui rassemblent des équipes de recherche de Polytechnique, de l'Université de montréal, de hEC montréal, de l'Université mcgill, de l'Université Laval et de l'UQAm. Une disciPline carrefoUr Comment définir la recherche opérationnelle ? « Elle a pour objet le développement de méthodes et de techniques rationnelles permettant d'analyser des situations complexes, afin d'aider les décideurs à faire les meilleurs choix, à prendre les meilleures décisions en fonction de leurs objectifs. on peut la résumer comme étant les mathématiques de la décision, car elle se base sur le raisonnement mathématique et la modélisation des processus. on fait remonter son origine en Angleterre, à l'époque de la Seconde guerre mondiale, quand l'armée a confié à des scientifiques la tâche de trouver des solutions à ses problèmes de logistique. mais c'est l'informatisation qui a déclenché son avènement dans l'industrie, les ordinateurs ayant permis de traiter des quantités de données de plus en plus importantes. Ses champs d'application

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